
| Le doute, signe de faiblesse chez un manager ? |
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Le doute est-il un signe de faiblesse chez un manager? En effet, comme le soulignent les commentaires déjà postés, le doute est, d’une part, nécessaire car il est « une attitude d’ouverture à l’incertain » qui « fait émerger de l’intelligence collective. » Et les doutes chez un manager peuvent, d’autre part, être nuisibles car quand ils sont « perceptibles, les membre de son équipe…commencent à être envahis par la peur » alors qu’on attendrait plutôt d’un leader qu’il constitue « un repère, un point de certitude, dans un environnement en perpétuel changement. » Il me semble que cette apparente contradiction peut être résolue si on nuance la réponse en fonction du temps d’action du manager, que l’on peut très schématiquement répartir en trois phases : préparation, exécution, contrôle. En effet, dans la phase de préparation, qui est celui de l’analyse, de la réflexion, de l’évaluation des options, le doute systématique est non seulement souhaitable mais même indispensable et légitime. Et non seulement le manager n’a pas intérêt à le cacher mais il a même intérêt à en faire part à son équipe, pour l’impliquer dans la réflexion. Ce qui aidera le manager dans sa prise de décision et donnera de l’intérêt, du sens et de la valeur au travail des membres de son équipe. Par contre, une fois cette phase de préparation conclue par une prise de décision, le doute n’est plus de mise. Il doit être évacué jusqu’à ce que la phase de contrôle permette de réaliser une analyse, point de départ d’un nouveau cycle préparation / exécution / contrôle. Ce refoulement volontaire du doute pendant la phase d’exécution est d’autant plus acceptable pour l’équipe que la discussion a été ouverte en phase de préparation. En résumé, je dois assumer, en tant que manager, que face à un environnement incertain, je ne peux pas prendre de décision aux effets certains. Et je dois cependant exiger, une fois la décision prise, qu’elle soit appliquée sans états d’âme, comme si ses effets positifs ne souffraient pas de ‘l’ombre d’un doute’ jusqu’à ce qu’une phase de contrôle permette de juger ce qu’il en est réellement. Qu’en pensez-vous ? Je ne vous cache pas que j’ai tout à coup un doute sur la validité de ce que je viens d’écrire… Pour me répondre, passez par la page Contact |
